Chroniques d’un Berserker : La confrérie des Mages, tome 1 la Renaissance – Au nom des dieux

Chroniques d’un Berserker : La confrérie des Mages, tome 1 la Renaissance

Ma première véritable chronique ! Je suis tout excité à l’idée de vous partager mon avis sur ce roman. Mais, avant toute chose, commençons par le résumé fourni sur la 4e de couverture.

« Les habitants de la contrée indépendante des Bocages Mauves mènent une vie paisible jusqu’au jour où ils doivent faire face à d’étranges agressions. Sachairi Correnaigh, l’Administrateur qui dirige cette contrée, comprend très vite que les responsables de ces méfaits ont recours aux forces occultes employées traditionnellement par les Mages. Sans hésiter, il fait appel à la Confrérie des Mages, une organisation veillant à ce que la pratique des forces occultes se fasse dans le respect des populations. Sachairi est alors loin de se douter que toute cette agitation n’est que le préambule d’un conflit qui va mettre en péril la contrée, mais aussi le royaume voisin de Tanera. Et contre toute attente, les membres de la Confrérie vont découvrir que Lera, sa fille âgée de 12 ans, possède des dons particuliers. Pour Lera, c’est le début d’une aventure qui la mènera aux confins du royaume de Tanera auprès des Mages. Au cours de son apprentissage, la jeune fille sera amenée à faire des découvertes sur l’origine même de leurs pouvoirs ainsi que sur son passé mais par-dessus tout, ses dons seront la clé d’un rassemblement qui permettra de faire face à une guerre menaçant tout un peuple. »

Bien. Préparez vos haches, affutez vos épées et révisez vos grimoires, parce qu’on part à l’aventure ! Ah, et ça risque de spoiler mais ça, c’est parce que je ne fais pas dans la dentelle.

J’ai bien apprécié cette histoire. Oh ce n’est pas le prochain Tolkien ou Martin, je le dis tout de suite, mais elle s’est avérée très agréable et captivante. Le style du roman est plutôt fluide et bon, malgré quelques petits écarts sur lesquels je reviendrai sous peu. Les personnages sont très attachants, bien travaillés (sauf certains antagonistes mais ça aussi j’y reviendrai). La magie est bien expliquée et les descriptions sont soignées et précises, ce qui permet de vraiment apprécier les paysages et l’univers qu’Emmanuelle Ferré nous offre. Maintenant, on approfondit.

– L’univers : Le monde qui nous est présenté est très bien décrit. On a aucun mal à s’imaginer ce à quoi ressemble. L’influence celte dans les noms et les descriptions se ressent et est respecté tout au long du récit, ce qui donne une cohérence à l’univers qui est très agréable et ne perd pas le lecteur avec des différences très marquées entre pays (les différences existent, mais ce serait comme passer de l’Irlande à l’Ecosse ou au Pays de Galles, ou bien de la Provence à l’Occitanie, puis à l’Auvergne). Politiquement parlant, c’est compréhensible, même si l’utilisation du terme village pour parler des capitales des contrées peut être un peu déroutant car on s’imagine des trucs assez petits et non justement, des capitales. Enfin, La chose qui m’a surpris et, je dois l’avouer, un peu dérangée, c’est qu’on a à faire à des peuples intelligents qui mettent des dirigeants COMPETENTS à la tête de leurs états. Sérieusement, c’est parfois un peu trop beau pour être vrai de voir autant d’efficacité et d’altruisme dans la gestion d’un pays. Pas de politiques traitres, pas de volonté de s’enrichir sur le dos des autres… ça fait bizarre, mais on s’y habitue.

– Les protagonistes : Comme je viens de le dire, ils sont tous attachants. On fait très clairement la distinction entre les « Bons » et les « Mauvais ». Un peu trop même. Les quelques méchants qu’on croise sont des ordures de la pire espèce cherchant le pouvoir par-dessus tout et n’hésitant pas à assassiner, manipuler ou voler pour arriver à leurs fins. Alors que les héros eux ne s’abaissent jamais à de mauvaises actions pour parvenir à gagner. Et ça c’est un peu dommage (mais ça n’en gâche pas la lecture). Il faut d’ailleurs attendre un peu de temps avant de rencontrer les défauts des protagonistes (ils apparaissent un moment comme tout bons tout gentils, et je me demandai quand est-ce qu’ils allaient faire un coup foireux). Par contre, une attention particulière est apportée à chacun des membres de l’équipe des Mages, et on les découvre tout au long du voyage. Chacun possède sa petite particularité sans pour autant tomber dans les clichés (je pense surtout au personnage de Kentigern, le scribe de l’équipe, qu’on aurait pu imaginer comme acariâtre et pénible dans sa première description, mais qui se révèle très attachant, très rapidement). Mon seul gros bémol avec eux (mais c’est une volonté de l’auteure), c’est la relation amoureuse. En soi, si on la devine assez facilement et qu’elle est très logique, il y a quelques éléments (que je ne mentionnerai pas) qui me dérange un peu.

– La magie et les combats : La Magie est très bien représentée dans ce livre. Basée sur les 4 éléments, les fonctionnalités sont très vite expliquées (manipulation, transformation, altération) et les descriptions en donnent des vues superbes. Les combats de mages sont particulièrement impressionnants et détaillés. La voie des airs (le vol quoi) est tout simplement magnifique et j’ai vraiment eu l’impression de m’envoler avec Lera et Alistair. Par contre, en ce qui concerne les combats « traditionnels », là par contre, ça pêche un peu. Le vocabulaire militaire (qui j’affectionne tout particulièrement) n’est pas maîtrisé, et on se retrouve à parler seulement « d’ennemis » et « d’attaques », ce qui fait vite redondant. De plus, on ne voit jamais les vraies conséquences des combats. Ils semblent toujours tourner bien pour les héros (même si certains sont assez désespérés, comme celui sur Abhainwadel) et ils n’ont pas de répercussions. Où sont les agonisants ? Où sont le sang et la sueur ? La peur viscérale de se faire pulvériser par une boule de feu (ils affrontent des mages) ? L’odeur des tripes répandues sur le sol ou de la chair carbonisée ? La vue des corps noyés sous les vagues ?… Bref, les combats non-magiques manquaient d’immersion. Mais c’est là le gros défaut du livre donc autant dire, c’est pas si grave.

– Les inspirations et références : Oui ! On en voit certaines ! Et même si ce n’est pas volontaire, c’est grillé ! Premièrement, AMENEZ LE BELIER DRAGON AGE !!! Oui oui, on t’a vue Emmanuelle. Alistair. Rien qu’avec ça, ceux qui ont joué à Dragon Age auront tout compris et verront toutes les facettes du personnage. Je suis un grand fan du jeu Dragon Age Origins alors je l’ai directement grillé celle-là. L’utilisation des 4 éléments par les mages peut être vu comme une référence ou une inspiration de la série animée Avatar : The Last Airbender, mais ce n’est en rien imposant et ça n’entrave en rien le récit.

– Les dialogues : Un peu surprenant au début et ne faisant pas très naturel, un langage assez soutenu est employé par tous les protagonistes, qu’ils aient 12 ou 50 ans. On est dans un univers de fantasy médiévale, aussi cela n’est pas non plus trop dérangeant. Mais moi qui ait l’habitude d’écrire dans des contextes modernes, avec des jurons en veux-tu en voilà, ça surprend un peu. Ensuite, certaines discussions font un peu exposition forcé, comme des tirs de baliste qu’on aurait oublié de lancer. Mais dans l’ensemble, les dialogues sont bons et quelques pointes d’humour auront su me faire rire.

En somme, c’est un bon roman d’aventure et un premier tome qui présente très bien son univers. Une poignée de chapitres fait un peu remplissage, ne faisant pas avancer l’intrigue mais permettant de développer un peu les personnages, mais celle-ci se déroule bien, sans longueur ni perte de temps réelle (sauf ces 2 chapitres). Les personnages sont attachants et on se surprend à vouloir tourner encore la page pour savoir ce qui va se passer.

Je lui octroie donc le titre de Guerrier distingué ! Voici le lien Amazon où vous pourrez trouver l’œuvre : La Confrérie des Mages Tome 1 : la Renaissance

N’hésitez pas à la lire si vous appréciez l’heroic fantasy et surtout la magie en veux-tu en voilà.

Rappel des titres de romans, du plus haut au plus bas

– Héros du Valhalla

– Einherjar émérite

– Guerrier distingué

– Compagnon d’aventure

– Soldat du rang

– Paysan recruté

– Chair à canon

– Va mourir en premier