Chroniques d’un Berserker : Neph et Shéa 1 -la Fuite – Au nom des dieux
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Pour commencer, je m'appelle Zahardonia. Mais vous pouvez m'appeler « Zaha », c'est plus court. C'est un pseudonyme, bien sûr. Je suis passionnée par beaucoup de choses comme la géologie, le web, la lecture, etc. Mais ce qui me passionne par dessus tout, ce sont l'écriture et les mondes imaginaires. J'écris depuis que j'ai 9 ans. Écrire un livre et le faire publier est un rêve que j'ai depuis que je suis petite fille. J'ai été bercée par les contes de fées : les Disney, bien entendu, mais également l'excellente série Monstres et Merveilles (The Storyteller) et quantité de livres que mes parents m'achetaient à la pelle. En grandissant, je me suis naturellement dirigée vers les genres de l'imaginaire : la Science-Fiction, le Fantastique et, vous vous en doutez, la Fantasy ! J'ai donc commencé à écrire des nouvelles fantastiques puis, petit à petit, l'idée de créer un monde Fantasy et d'y faire évoluer mes personnages a germé en moi. C'est ainsi qu'en mars 2014 est né mon projet de roman (de saga pour être plus précise) Fantasy.

Chroniques d’un Berserker : Neph et Shéa 1 -la Fuite

Un livre de Aline Wheeler

All Hail à tous. Mon été littéraire n’est pas encore fini et je dois vous dire que ça fait du bien de ressortir sa hache plus régulièrement. Enfin… Vous n’êtes pas là pour mes états d’âme. Alors commençons. Aujourd’hui, j’ai trouvé pour vous Neph et Shéa 1 — la Fuite par Aline Wheeler. Mais avant tout, je vous présente le résumé de la 4e de couverture :

« Au nord de l’Idalie, Shéa fuit la Tour des Ombres pour sauver sa vie.

Plus loin au sud, Neph fuit La Forteresse pour échapper à un destin guerrier dont il ne veut pas.

Leurs chemins les feront se rencontrer et les mèneront chez Berht, un vieil excentrique ami de la Prime Reine. Celle-ci chargera ce trio improbable d’escorter un curieux émissaire elfe jusqu’à Cérasa, une ville au sud du pays. Mais derrière cette mission officielle, s’en cache une autre, secrète, bien plus importante et plus dangereuse.

Deux cents ans après la Grande Guerre qui opposa les peuples unis de Tell’Andra aux Funestes, la paix qui régnait dans le monde s’étiole à nouveau. Une nouvelle ère sombre s’annonce. »

Bien. Préparez vos haches, aiguisez vos épées et vérifiez vos carquois. Car on repart pour de la bonne heroic fantasy bien classique.

Et c’est d’ailleurs ça le souci du livre. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais par les Dieux qu’il est classique ! Je n’ai été surpris à aucun moment dans le récit, prédisant chaque évènement avant même que les personnages ne commencent à le prédire à leur tour. Mais je vais y venir plus en détail dans la suite de cette chronique.

Style du livre

Le style d’écriture du roman n’est pas mauvais du tout. Mais là aussi il n’en demeure pas moins classique. Je ne me suis jamais retrouvé transcendé par le style ou plongé dans une profonde immersion au cours de l’univers. Néanmoins, il n’en reste pas moins suffisamment travaillé pour qu’on arrive à s’attacher aux personnages dès lors qu’on les découvre. Et leur découverte, leur ouverture aux autres et au lecteur est très bien rythmée et dosée au fil de l’histoire.

Un énorme point positif par contre est celui de l’humour. Quelques répliques cinglantes ou simplement drôles viennent ponctuer le récit de temps en temps et font mouche à chaque fois. Je me suis retrouvé à plusieurs moments à partager à des amis ou à ma famille les dialogues qui m’avaient fait arrêter la lecture tant je riais. Et il sait également s’effacer pour laisser la place aux ambiances plus sombres ou tragiques, ou au contraire revenir pour alléger un moment qui se montrerait trop pesant.

Les descriptions ne m’ont pas particulièrement transporté non plus. J’avais l’impression de me déplacer au sein d’un monde d’heroic fantasy assez classique, sans surprise ni grande nouveauté. Un jeu sur les lois de la physique, différentes dans un monde de magie, m’aurait plu par exemple.

En revanche, tout l’aspect graphique du livre est très très beau. J’insiste vraiment là-dessus car la couverture m’a laissé bouche bée (un vrai travail d’artiste, une superbe représentation des personnages et de l’ambiance que veut transmettre le récit), et les cartes qui sont proposées au début du livre sont elles aussi très claires et très bien détaillées pour qu’on se repère et qu’on puisse suivre géographiquement toute la progression des personnages.

On sent en revanche, qu’au fil de l’écriture, le style s’améliore un peu et se développe, comme si l’autrice prenait confiance en elle plus sa plume parcourait le papier. Et c’est un point très agréable qu’il faut tout de même noter.

C’est à peu près tout ce que j’avais à dire sur le style du livre, aussi on va passer sur l’univers. On va tailler dans le gras…

Univers du livre

L’univers de ce roman est à la fois le point fort et le point faible du livre. Je m’explique. Il nous est proposé un monde entièrement original, simplement décrit pour qu’on le comprenne aisément et qu’on s’imagine son fonctionnement. Mais là aussi, on tombe dans l’écueil du classicisme. Les Nains des Montagnes (qu’on en sort qu’avec grandes difficultés), les Elfes qui viennent des forêts et des mers (et les noms à consonnance elfique très marquée qui viennent s’y ajouter (je rêve de rencontrer un elfe qui s’appelle Bob)) et les Seigneurs Dragons qui vivent dans leur coin. Il ne manque que des Orcs pour compléter le tableau tolkienien.

Les noms des personnages en eux-mêmes sonnent énormément heroic fantasy. C’est clairement un choix de l’autrice qui se respecte mais mon esprit aura tendance, à chaque fois que j’en croise un, à lui associer la réplique du sketch Tom et ses chums (à voir si vous ne connaissez pas) : « Vous mettez des G et des K partout pour faire médiéval ». Bon ici pas de G ni de K, mais des noms qui font vraiment trop heroic fantasy pour m’ancrer au récit (Nephydias, Zahardonia, ou les noms de lieux également…). Et d’un autre côté, on a des noms extrêmement communs qui viennent se caler dans le récit (comme Roger le tavernier… bons dieux que j’ai ri en voyant ça. J’espère que c’était volontaire). Pour avoir des noms cohérents et un univers qui ne donnent pas cette impression, il faut choisir une origine pour les noms, un style (dans le sens celtique, scandinave, greco-latin…) et s’y tenir. Ça donne une uniformité à l’univers qui le rend plus concret et nous permet de mieux se l’imaginer. Après, ce n’est que mon avis et mon point de vue sur la question.

Les personnages, on s’y attache bien, mais ils n’en restent pas moins classiques. Leur rencontre également m’a interpellé. En quelques minutes, deux des principaux protagonistes se rencontrent et décident de se faire confiance comme si de rien n’était, et dix pages plus loin, voilà qu’ils rencontrent le mentor du récit… L’introduction extrêmement rapide (in media res certes, mais vraiment rapide quand même) m’a un moment extrait du récit et de ma crédulité vis-à-vis de celui-ci en me demandant « C’est un scénario de jeu de rôle ? ». Fort heureusement, j’y suis rentré à nouveau un peu plus loin.

La Magie par contre, bien présente dans ce roman, est un des aspects les plus intéressants de l’univers car bien construit et expliqué. Une grande Trame régie l’univers et les praticiens des arts occultes puisent dans son Flux pour lancer des sortilèges, mais trop y puiser peut le rendre instable et s’avérer dévastateur. C’est simple, ça ressemble à ce qu’on a déjà vu mais au moins, c’est bien présenté et on sait quels sont les risques encourus.

En ce qui concerne les influences, on ressent celle des univers d’heroic fantasy classique à la Donjons et Dragons ou à celui de Tolkien. Je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Star Wars en voyant la petite créature nommée Chwookie (Chewbacca, wookie… vous voyez où je veux en venir) et j’aime à croire que notre Roger le tavernier est un joli clin d’œil à la saga audio Reflets d’Acide.

En conclusion, ce roman reste un livre agréable à lire, une belle petite histoire qui se parcours un verre à la main, sur une terrasse par une soirée fraîche. J’ai l’impression d’avoir été très virulent contre ce livre, néanmoins je peux tout de même vous le recommander si vous chercher un récit qui se lit vite, sans prise de tête ni réflexion trop profondes. Je lui accorde le titre de Compagnon d’aventure, qu’il mérite amplement. Si vous souhaitez le découvrir, ou si vous l’avez lu mais pas encore la suite, alors vous pourrez vous rendre sur le site internet de l’autrice pour vous le procurer : Monde Fantasy

Par contre, il y a un point important à préciser : le roman est aussi disponible dans une version adaptée aux dyslexiques. Peu de romans le font et c’est un geste noble et très appréciable qu’il est important de notifier.

Rappel des titres de romans, du plus haut au plus bas

– Héros du Valhalla

– Einherjar émérite

– Guerrier distingué

– Compagnon d’aventure

– Soldat du rang

– Paysan recruté

– Chair à canon

– Va mourir en premier



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