Chroniques d’un Berserker : Le Monde de Garlonn – Au nom des dieux
EN SAVOIR PLUS
Partager PARTAGER CETTE CHRONIQUE

J'ai écrit ce roman pour ma fille Yuna qui a son propre personnage dans mon livre. J'aime le fantastique et partager mon univers de manière à ce que l'imagination de mes lecteurs voyage loin , loin et très loin.J'aime , le temps d'une lecture effacer et oublier le stress de la vie quotidienne. Et pour cela il n'y a rien de mieux qu'un peu de magie.

Chroniques d’un Berserker : Le Monde de Garlonn

Un livre de Angélique Rolland

Avé à vous mes amis ! Nous sommes réunis aujourd’hui pour conter batailles et guerre, violence et sang et… Aïe ! Papy qu’est-ce que tu… Fous le camp de là petite andouille ! Et donne moi ta hache, j’ai du mal à marcher. Bonjour les jeunes ! Aujourd’hui, c’est Papy Berserk qui va vous parler d’une histoire !

J’ai envie de vous parler d’un conte, d’un vrai. Une histoire pour les plus jeunes qui nous raconte les origines de la fête de Noël. Ça tombe bien on approche de la période. Mais avant tout, comme le fait l’autre grand dadais, voici le résumé de la 4e de couverture :

Dans le monde Garlonn habite Noël Kernolek, un jeune gnome qui refuse de se plier aux règles du Royaume.Il fera la rencontre de Cornelius et Mya , deux jeunes lutins avec qui il vivra une folle aventure.Une belle amitié naîtra et leur mission les guidera vers les secrets les plus profonds de ce monde.Ce que Noël ne sait pas encore , c’est qu’il deviendra le symbole d’une nouvelle ère…Dans cette merveilleuse histoire , voyagez dans un monde féerique rempli de magie et de créatures fantastiques et venez découvrir la véritable origine de Père Noël.

Voilà qui aura de quoi intriguer toutes les âmes rêveuses qui le liront. Allez ! Allumez la cheminée, mettez un plaid sur vos genoux et faites le plein de chocolat chaud. Aujourd’hui, on va parler des origines de Noël.

Mon avis général est plutôt bon. C’est sûr qu’à mon grand âge, cette histoire n’est pas faite pour moi. Cependant, si on se met à la place de son public on a là je trouve un très beau conte empli de bons messages mais également avec un peu de profondeur qui ne peut pas faire de mal. Bien, allons décortiquer tout ça.

Style du roman

Ah pour ça, ça risque d’être assez court. En effet, étant donné qu’il s’agit d’un conte pour les plus jeunes, le style est assez simple, avec des phrases courtes et des descriptions qui vont à l’efficace. Mais ce n’est pas forcément un mal encore une fois quand on se place du point de vue des intéressés. Pour un lecteur adulte en revanche c’est vrai que ça peut gêner dans la lecture elle-même et cela m’a obligé à plusieurs moments à faire des pauses.

Le livre en lui même est assez long, plus d’une trentaine de chapitres, ce qui pourrait décourager certains. Mais, je pense que si on lit un bon chapitre, voire un peu plus, chaque soir au bambin dans son lit avant de dormir, un peu avant le 25 au soir on arrive à une très belle conclusion.

Pour en revenir au message, l’autrice a inclut dans son oeuvre une très belle vision sur l’égalité dans une société aux airs utopistes mais qui dissimule en réalité un monde extrêmement figé où tout le monde se retrouve enfermé dans des cases sans pouvoir en sortir (et surtout sans le remettre en question un seul instant). Bien sûr, tout le message est adapté pour un public au jeune âge, mais c’est là un très bon moyen de leur faire aborder un thème concret et de les inciter à se poser des questions sur le monde qui les entoure.

Bien, maintenant passons plus à l’univers. On va avoir besoin de cookies en renfort !

Univers du roman

Bien. Là ça va être une partie assez dense. Le monde de Garlonn est lié à la Terre grâce à sa magie. Son bon fonctionnement assure celui de la Terre. C’est ce monde qui gère les saisons, la faune et la flore. De nombreuses espèces le peuple (elfes, fées, lutins, gnomes et sirènes) et toutes ont des rôles prédéfinis pour maintenir ainsi le bon fonctionnement du monde. Une société organisée où tous semblent avoir leur place et où les lois régentent l’ensemble des jours et des possibilités d’actions des sujets du Royaume. Vous aussi vous le voyez venir ?

Evidemment, si un gnome ou un lutin voudrait faire autre chose que ce à quoi il est prédestiné, il serait aussitôt considéré comme un fou. Et si jamais il le faisait, il serait renié et traité en paria. Et bien sûr c’est exactement ce que notre cher Noël a envie de faire. Ce brave petit gnome n’a qu’une seule envie : devenir artisan et fabriquer des jouets. Or cette tâche est réservée aux fées et aux lutins. Pas d’pot mon gars ! Tu deviendras convoyeur comme lui dirait son père. Mais c’est là que les choses s’enveniment.

Et oui, c’est de la jeunesse que vient le changement. Ce sont ceux qui insufflent les idées nouvelles au reste de la société. Et c’est un excellent message à faire passer aux enfants qui liront ce livre. Ils pourront comprendre ainsi que même leur jeune âge, ils ont les moyens d’agir sur le monde qui les entoure

L’antagoniste du livre et les aspects « maléfiques » du livre ne sont pas ceux qu’ont nous présente de prime abord et montrent également le revers de la médaille de cette volonté de changement ou d’exploitation de la société. En fait, l’ennemi du livre a le même but que nos héros. La seule chose qui diffère, c’est qu’eux veulent accomplir quelque chose qui servira tout le monde, et pas seulement leur propre intérêt.

Je ne m’attarderai pas sur la description en elle-même du monde de Garlonn (sauf pour parler de la très belle carte qu’on nous propose au début). En effet, celui-ci est simple et petit pour permettre au lectorat de facilement se le représenter et éviter de passer des jours et des jours de voyage qui n’auraient pas lieu dans un tel récit.

Les quelques références à notre Terre et les liens qui sont fait (comme la présence des frères Grimm ou encore la légende de Saint Nicolas) sont les bienvenues et même très bien intégrées au livre, tout comme la définition même du mot Noël (nouveau soleil en celte) qui est très bien respectée et qui s’intègre à merveille dans le récit.

En conclusion, j’ai pu lire là un très beau conte de Noël. Dommage que la neige n’ait pas commencé à tomber par chez moi, ça aurait vraiment ajouté à la lecture. Néanmoins, ça reste un livre qui sera apprécié des plus jeunes et de tous ceux qui acceptent de rêver encore plutôt que de tomber dans le cynisme complet de l’âge adulte et de se fermer les portes du merveilleux. Je lui accorde donc le titre d’Einerhjar émérite. Si vous avez des enfants, ou des petits-enfants, n’hésitez pas. Ils ont besoin de rêver.

Allez gamin ! Viens reprendre ta place. Et ta hache aussi. J’vous jure les jeunes, ça laisse tout traîner…

Rappel des titres de romans, du plus haut au plus bas

– Héros du Valhalla

– Einherjar émérite

– Guerrier distingué

– Compagnon d’aventure

– Soldat du rang

– Paysan recruté

– Chair à canon

– Va mourir en premier



COMMENTAIRES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *