Chroniques d’un Berserker : Neph et Shéa 2 -l’Exode – Au nom des dieux

Chroniques d’un Berserker : Neph et Shéa 2 -l’Exode

Avé à tous ! Ici le Berserker, de retour pour des chroniques toujours aussi guerrières. De quoi la dernière ? Non elle ne comptait pas ! Vous voulez vraiment lancer le débat là-dessus ? Très bien. *Bruit de coup de hache étouffé* Quelqu’un d’autre ? Parfait. Aujourd’hui, on va poursuivre les récits fantasy de Dame Wheeler avec Neph et Shéa tome 2 – l’Exode. Mais comme toujours, la 4e de couverture d’abord.

Shéa, Neph et Berht mènent l’exode destiné à mettre les habitants de Cérasa à l’abri de l’éruption volcanique provoquée par les Funestes. Leur chemin vers la capitale sera semé d’embûches qui mettront en péril les réfugiés qu’ils escortent. Toutefois, même à la capitale, la menace plane toujours.

Coincée entre la menace des Funestes et les tentatives d’assassinat, Shéa devra apprendre la vérité sur son pouvoir.
Quant à Neph, le Destin semble à nouveau le contraindre à suivre une voie guerrière, l’obligeant, une fois de plus, à délaisser ses rêves de liberté.

Deux cents ans après la Grande Guerre, les Funestes sont de retour. Certaines révélations et découvertes pourraient aider Neph, Shéa et leurs alliés à vaincre. Du moins, si nos héros parviennent à s’en servir.

Bien. Il est temps de s’y replonger. Alors vérifiez vos épées, rajustez vos armures et aiguisez vos haches, car on est parti pour une quête épique.

Je dois avouer que j’ai pris du temps pour écrire cette chronique et pour lire ce roman, même s’il m’a tout de même bien plu. Je vais vous expliquer pourquoi.

Style du livre

C’est ici que j’ai retrouvé mon principal souci. Oh ce n’est pas sur le style en lui-même qui, s’il reste classique comme dans le premier tome, n’en n’est pas mauvais pour autant, même plutôt bon (on sent même quelques améliorations à partir de la deuxième moitié du roman). C’est plutôt sur la structure du récit. En effet, la première moitié du roman m’a paru longue et surtout peu active, sauf en ce qui concerne certains personnages secondaires que j’ai beaucoup apprécié, surtout la petite Maddy (qu’on lui donne une hache à celle-ci !). C’est même ce qui a rendu ma lecture assez longue. On a du mal à se plonger dans le récit malgré certains passages très importants. Par contre, dès lors qu’on a dépassé la moitié du livre, tout s’enchaine, s’active et devient un réel plaisir à la lecture. Pour preuve, j’ai lu la moitié du roman en une journée.

Les pointes d’humour sont toujours là. Quelques répliques éparses dans le roman mais qui viennent d’un esprit aiguisé, fin et puissant. De véritables frappes tactiques humoristiques qui ne manquaient pas de me faire arrêter ma lecture tant je riais. On en voudrait plus, mais je crains qu’elle ne perdrait de leur saveur. Alors ainsi, c’est parfait !

Les descriptions m’ont plus convaincu dans ce récit. Comme je savais que j’étais dans un univers d’héroic fantasy classique, mes attentes n’étaient plus si élevées aussi j’ai pu mieux apprécier ce qui m’était proposé. En revanche, certains combats m’ont carrément renversés ! Le duel en arène (je n’en dis pas plus promis) m’a transporté tant par son efficacité que par sa violence.

Je reviens encore sur tout l’aspect graphique du roman, que ce soit la couverture ou la carte qui nous est proposé au début (et qui s’est révélée très pratique durant ma lecture), qui est vraiment magnifique. On dit souvent dans l’écriture que la couverture peut faire 50% du boulot du vendeur. En voyant celle-ci, j’en suis convaincu.

Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire, aussi on va tout de suite passer à l’univers

Univers du livre

Comme pour le style, vu qu’on sait qu’on a à faire à un monde classique, nos attentes ne sont plus portées sur l’originalité et on arrive à beaucoup mieux savourer ce qui nous est offert. L’univers d’ailleurs voit certains de ses aspects être mieux développés et les rendre mieux perceptibles et plus concrets.

Notamment le fonctionnement de la Citadelle et de l’armée de ce royaume. Il est simple certes, mais il permet de très bien le cerner et ainsi de se le représenter au mieux.

Les personnages, qu’on connait bien désormais et qu’on retrouve, deviennent de plus en plus attachants et on se prend vraiment à leurs histoires, leurs travers et leurs doutes. Ils perdent dans ce tome toute trace de coquille préfabriquée qui pouvait leur être accrochée et prennent complètement leur indépendance dans ce tome, pour notre plus grand plaisir. Les personnages secondaires en revanche sont un net point fort de ce livre. Je n’en n’ai trouvé aucun de vraiment pénible, sauf si c’était voulu et donc que ça remplissait l’objectif souhaité par l’autrice.

Petit mot sur la magie, elle aussi évolue bien et reste très compréhensible. Oui c’est court et alors ? Tu veux un coup de hache ?

Mon grand espoir pour le tome 3 : voir les Nains. J’adore ce peuple et je suis très curieux de voir comment Dame Wheeler a décidé de le représenter.

En conclusion, cette épopée continue sur de bons augures. Malgré le souci du début du livre, le style s’améliore et l’univers s’étoffe. Il ne manque plus qu’un peu de travail pour que cette histoire devienne très bonne. Je lui accorde donc le titre de Compagnon d’aventures. Vous avez là un récit simple mais plaisant qui saura ravir tous les fans d’heroic fantasy. Allez-y les yeux fermés, c’est une valeur sûre. Vous pouvez vous rendre sur le site internet de l’autrice pour vous le procurer : Monde Fantasy

Je rappelle également que le roman est disponible dans une version adaptée aux dyslexiques. Un très bel effort qui mérite à chaque fois d’être souligné.

Rappel des titres de romans, du plus haut au plus bas

– Héros du Valhalla

– Einherjar émérite

– Guerrier distingué

– Compagnon d’aventure

– Soldat du rang

– Paysan recruté

– Chair à canon

– Va mourir en premier